Proie

Sous le tonnerre de mes émotions,
maladroites passions
je m’effondre, et me fait emporter sans y consentir
sans même le temps d’un soupir
sans le savoir, vers le creux d’une épave
un gouffre qui poinçonne mes tristes extrémités
et qui, à l’unisson, tire de tout côtés…
Je perds mes forces, quoiqu’en toute franchise
je m’efforce de tenir, à tribord,
mes peines gaillardes…
Je cour de toi, vandale,
poignée de réalité.
Et comme enfant qui n’apprend pas,
aussitôt trop éloignée… je crois me perdre
Sans mes pleurs, je crois me perdre sans douleurs.

Main qui me donne mes passions,
tu mènes une mal-sainte guérison…

Mais, je ne te voudrais cent fois plus fine,
si cent fois finesse s’en prend aux rimes.
Je ne voudrais plus de ta douceur,
si passions douces protègent le coeur.
Soldats, désarmez-vous de moi,
de par ma loi, je veux être proie.

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